DIAPORAMA Lettre aux locataires

Cadean solaire sur dune - (Envoi de Régine Foucault) ©

L'OUROBOROS ET NOTRE PERCEPTION DU TEMPS

 

Du temps cyclique symbolisé par l'Ouroboros,
aux impressions que l'humain,au cours de sa vie,
de l'écoulement du temps.

 

 

Ouroboros : le serpent qui se mord la queue,

symbole du temps cyclique,

de l'éternel retour des saisons.

http://vivrevouivre.over-blog.com/article-25843741-6.html

 

     Qu'est le temps pour nous sinon la succession des événements ? Qu'il s’'agisse du temps cyclique ou du temps linéaire, historique.

     Mais il a-t-il un point de départ du temps ?

   Albert Jacquard, spécialiste de génétique mathématique, écologiste et humaniste contestataire, dit: « Non, il n'y a pas eu de Big Bang. C'est un nom que l'on donne à un point inaccessible, inaccessible par définition, ce n'est pas un événement, sinon il faudrait qu'une seconde avant il n'ait pas encore eu lieu, or le temps n'existait pas ! Donc le point T zéro n'existe pas non plus (…. Mais l'instant même, lui, reste inaccessible, car on arriverait à un instant qui n'a pas d'instant avant lui. » (1)

 

     Pour le commun des mortels, le temps est d'abord, cyclique, succession de saisons, en tout point du globe terrestre puisque la terre est inclinée sur l'écliptique.

     L'homme occidentalisé est actuellement en déphasage complet avec les saisons, quant à ses rythmes d'activité, son alimentation, son conditionnement sédentarisé et de plus urbanisé. Mais le temps s'impose à lui de multiples façons, et pas seulement par les cycles des années qu'il vit, pas seulement par le temps linéaire historique inventé par le mental humain, mais aussi par le ressentir qu'il en a.

     C’'est une remarque banale que de constater que plus l'humain avance en âge, plus le temps pour lui s'écoule plus vite ! C'est une question de sensation ! Un paradoxe aux yeux de certains !

     Et Albert Jacquard, de dire : « quand j'ai eu dix ans, combien de temps ai-je attendu pour en avoir onze ? Un an. Ça a été long ! Mais bizarrement, quand j'ai eu soixante ans, l'année pour atteindre soixante et un an m’'a paru beaucoup plus courte ! » (1)

     Après avoir cherché une explication dans la psychologie et la sociopsychologie, il a découvert que «  la sensation est proportionnelle au logarithme (2) de l'excitation » !

     Pour expliquer cela, il développe la constatation suivante : si ayant un poids de cent grammes dans la main, j’'ajoute dix grammes, j'ai une certaine sensation. Si dans la main j'ai deux cent grammes et que j'ajoute dix grammes, je n'ai pas la même sensation d'accroissement du poids. Pour avoir la même sensation, il me faudra ajouter vingt grammes. Si j’'ai dans la main deux kilogrammes et que j'ajoute vingt grammes, j’'ai pratiquement une différence de sensation beaucoup plus faible, voire aucune. Combien me faudrait-il ajouter pour avoir la même sensation ? Et cela peut continuer...

     Ce qu'on perçoit est la variation relative de poids (de la masse devrait-on dire !) et non la variation absolue.

     Il en est de même pour le poids des années : « Ainsi, pour avoir la même sensation de durée qu'entre dix et onze ans, il faut passer de soixante à soixante-six ans (10%), et non a soixante et un ans. » (1)

     La sensation de vieillissement est, dit ce scientifique, le logarithme des années écoulées !

Si l'on remonte le temps jusqu'à l'instant premier de son existence terrestre, c'est-à-dire l'instant zéro de la fécondation d'un ovule par un spermatozoïde, le temps écoulé est alors nul. Le logarithme de zéro est "moins l'infini". Ainsi serait-il démontrer mathématiquement que nous existons de toute éternité ! Il n'y a pas de début dans le temps à notre existence ! C'est sans doute plus une intuition qu’'une démonstration au sens strict, mais elle est porteuse de sens...

     L'évènement créateur d'un humain trouve sa Source en dehors de l'espace-temps où il est manifesté. Le professeur, qui se dit agnostique, ajoute qu'avec sa définition du temps « Dieu par définition n'existe pas. Mais il n'a pas besoin d’'exister pour être ! »

      Pour ÊTRE !

 

" JE SUIS"
(livre d'Isaïe)

 

Il neigeotte; temps froidure.
Dame nature,
Sous son manteau de neige,
Se transforme en murmures.
Dans cet arrêt-manège,
La
VIE reste branchée,
Et comme un perce-neige,
Ne cesse de proclamer:
" JE SUIS"
Il neigeotte, quel bonheur.

Pierfetz - ©

***

Prélude immaculé
D'une énergie vitale,
Visible au naturel,
Bien plus secrète en moi.
Cet AUTRE qui m'habite
Dynamise en secret
Mon sanctuaire d'hermite
Et c'est mon grand secret......


Pierfetz

Voir la suite page des poésies de Pierfetz....Simple question de FOI...pari de Pascal...Et je terminerai cette page par une anecdote que je fais mienne volontiers!!!

« - Chère personne, je devrais consacrer tout mon temps à vous expliquer...Et il vous faudrait une éternité pour le comprendre ! » Ce serait Einstein qui aurait répondu à une femme qui lui demandait la différence entre le temps et l’éternité.)

IV-13Jesuisnativite

Voir aussi ma page "LE SABLIER DU TEMPS"

  ************

    On peut comprendre comment le temps social imposé actuellement par l’organisation du travail, des loisirs et de toutes les activités, ne respecte ni le temps cyclique, ni le temps biologique, ni le temps psychologique, et ne peut induire que malaises et maladies. Certains le pressentaient au Moyen Âge quand ils considéraient les « horologeurs », les premiers fabricants d’horloges, comme diaboliques (3), allant contre l’unité du mouvement naturel cyclique. La dictature de nos « mesureurs de temps » induit les « courses contre la montre » des compétitions sportives, comme des compétitions industrielles, scolaires, universitaires, scientifiques, etc. C’est l’un des outils du conditionnement et de la robotisation des humains. 

        (1) Albert Jacquard, entretient avec Patrice Van Eersel, Le Monde s’est-il créé tout seul ?, Albin Michel, 2008, p. 108 puis pp. 110-111.

(2) Logarithme : logos : proportion et arithmos, nombre. Nombre qu’on fait correspondre à un autre suivant une fonction déterminée, de telle façon que le logarithme d’un produit est la somme des logarithmes des facteurs.

(3) Di-A-Ble : ce qui coupe la boule en deux. L’obstacle. Voir Hiéroglyphes Français et Langue des Oiseaux alchimique, Emmanuel-Yves Monin, 1982, (5e éd. 1994) Point d’Eau.
            Et
http://langue.des.oiseaux.free.fr/

(4) Paroles : Régor .

General  Philo  Suite