Les Vieux

 

 

Oui ! c'est le terme employé

Et qui ne laisse aucune pitié

Après un long séjour sur terre

Pourquoi ce titre vulgaire ?

 

Eux aussi ont connu la jeunesse

Et aussi aimé avec tendresse

Ils ont eu aussi des projets d'avenir

Et vécurent pour les entretenir

 

Dans le passé parfois douloureux et laborieux

Ils ont tout fait pour nous rendre heureux

N'ont -ils pas tout fait pour nous éduquer

Pour nous apprendre à aimer et bien parler ?

 

Et maintenant, après avoir tout donné

Certains voudraient s'en débarrasser.

N'est-ce pas un peu vite agir

Que de les traiter sans coup férir

 

Non ! Prenons le temps de les aimer

Parlons-leur avec une grande dignité

Prenons le temps d'écouter leurs sages conseils

Résultat d'une vie faite d'expériences sans pareilles

 

Regardez-les encore s'aimer

Fruit de leur amour jamais oublié

Ne les appeler plus jamais "vieux"

Ceux qui nous ont rendus si souvent heureux

 

Sachons les respecter, les chouchouter

Ou tout simplement les aimer

Laissons les vivre fièrement

Et aimons-les dignement.

Jacques Dognez
( Un ami de Belgique)

 

01/09/1999

Voir d'autres poèmes de jacques dans la chronique de mon autre site Pierfetz:
"ONDES ET VIBRATIONS"

CREPUSCULE

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" Nous allons attendre demain matin
et voir si quelqu'un
se souvient encore de nous."
Elia Kazan, 1909 - 2003

***

 

Sérénité de l'âge!!!
Dessin Plume d'Anne.

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Légèreté 


Je porte sur mon dos mes ans comme une plume,
Ils s’envolent, légers, dans ce matin de brume,
Ils flottent gentiment emportés par le vent,
Car je suis un vieillard, content d’être vivant.

 Je déguste mes ans avec la gourmandise
D’un homme qui reçoit comme une friandise
La douceur de passer, avec légèreté
L’automne de ses jours, dans la sérénité.

 Les neiges de l’hiver sont sur ma chevelure,
Les vestiges du temps sont pleins de vermoulure,
Mais mon esprit est vif, et j’ai très bon espoir
De revoir le printemps, du haut de mon perchoir.

 Lorsque j’ouvre mes yeux aux reflets de l’aurore,
C’est tout un nouveau jour ; la boîte de Pandore
Me comble de cadeaux, pour pouvoir alléger
Tous mes petits bobos qui me font enrager.

 Je porte mon fardeau sans trop de lassitude,
Car j’égrène mes jours avec la certitude,
Que mes demains verront de nouveau le soleil,
Qui viendra caresser mon front à mon réveil. 

Je sais, pourtant, qu’un jour, une aube sombre et froide,
Ne viendra pas chauffer mon corps sans vie et roide,
La brume du matin aura fermé mes yeux,
Pour donner à mon âme un essor vers les cieux.

 J’irai, tout simplement, léger comme une plume,
Déposer le fardeau de mon oeuvre posthume,
Aux pieds de l’éternel pour lui dire merci,
Pour mon séjour sur terre, assez bien réussi. 


11 Août 2004
Christian Cally
( Un ami d'Australie )


Recette pour ne pas vieillir prématurément : Diaporama en fin de cet épisode (suites)  

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