LES PENSEES DE PIERROT EN OCTOBRE

 

Au printemps, j'ai dit: " Me Voila !"
Avec toi j'ai goûté l'été,
Mais la nuit s'agrandit déjà,
La vie poursuit son échappée.

Le blanc Pierrot est toujours là.
L'Amour ignore les saisons,
La vie a ses "hauts" et ses "bas"
L'Amour survit aux abandons.

Je serai toujours fou d'amour.
Pour toi, contre vents et marées.
je chanterai en troubadour,
Une aubade à ma bien-aimée,
celle qui a donné le jour
A mes trois gouttes de rosée.

P.F.

 

 

 

C'est la fin de nos escapades,
A travers prés, dans les canaux.
La pluie, le vent, le temps maussade,
Le crépuscule des végétaux.

 

Le Soleil se crêpe d'un voile,
Se fond dans un vaporeux flou,
La pluie nous cache les étoiles,
On entend plus que le hibou.

 

Pierrot reste là, dans son rêve,
Monotone sa mélopée,
Et l'ombre des marais achève
De nous grignoter les journées.

 

P.F.

 

 

Voici les fraîches nuits d'automne.
Pierrot cueille ses derniers bouquets,
Les fleurs des champs nous abandonnent,
les feuilles ne cachent plus nos bosquets.

 

Les amis de l'homme broutent encore
Les dernières pousses de nos vergers,
Petit lapin est moins dehors
Et se calfeutre dans son terrier.

 

Sans regretter le temps qui passe,
Profitons encore d'aujourd'hui,
Suivons l'exemple de la bécasse,
Elle installe bien partout son nid !

P.F.

 

Le temps est devenu maussade.
On n'entend plus guère les oiseaux.
Pas grand monde sous les arcades,
Partout on rentre les troupeaux.

La transhumance opère en nous,
A l'abri, on rentre chez soi,
Tous s'en retournent dans leur trous.
Et Pierrot se languit de toi.

Pourtant mon Amour est passée
Dans la nuit pluvieuse pour me voir.
Le carreau portait en buée
Deux coeurs accrochés par l'espoir.

P.F.

*

 

Ah Pierrot, Pierrot, c'est bien dans le givre de la vitre
que sont accrochés ces coeurs aimants..

Ils dureront le temps

que le vent leur soit clément,

et finalement iront pleurer sur la vitre

les larmes des amants..

 

Yves

 

****

 

Deux coeurs embués sur la vitre,

Coulée des larmes de Pierrot,

Bouffon du roi, merveilleux pitre...

Vent d'été a sèché bien tôt

Le givre hivernal du carreau

Où s'accrochaient deux coeurs printemps,

Transformés sur la vitre en eau,

Emportés par l'automne du temps !

P.F.

 

Heureusement, il existe des laveurs de vitres pour effacer la nostalgie qui s'y accumule...

yves

***

Où est donc passé bel été ?
Mon cerf-volant est démonté.
Le vent du large a emporté
Mes souvenirs et mes regrets.

L'automne arrive, c'est la rentrée.
Je n'ai plus le temps d'y penser.
Mes amis ne peux oublier,
J'y songe comme un rusé sotret !

En amour comme en amitié,
Au-delà des jours et des nuits,
On ne coupe jamais à moitié
L'au-delà du temps qui s'enfuit.

 

 

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