Petit précis poétik à l'usage de celui qui demande
Pourquoi le poète est triste

 

Tu m'as dit " écris du soleil
Dans tes mots il y a trop de pluie
Mets des beaux rêves à ton sommeil
Et un peu de joie dans ta vie "
 

Tu m'as dit " réapprends à rire
Dans ton coeur il y a trop de cendres
J'aimerais qu'un joli sourire

A ton visage aille s'éprendre" 

Tu m'as dit " tout ça est idiot "
Mais si tu me prêtais ta plume
Oh toi le bel ami Pierrot

J'irais écrire sur les brumes

D'un matin arrivé trop tôt
J'écrirais ce que tu espères
Mais trouverais-je encore les mots
Si mes émotions sont contraires 

Comment écrire qu'il fait chaud
Si le froid mord un peu trop fort

Simplement un petit fagot
Le feu d'une nouvelle aurore

Je ne sais pas où sont les mots
Avant qu'au papier ne se couchent

Là dans mon cur, un peu plus haut
Dans ma tête ou bien à ma bouche 

Je crois qu'ils ne sont nulle-part
Peut-être partout à la fois
Les mots se forment au hasard

Ils jouent à transgresser les lois

Ondulation imaginaire
Ils se font caresse amoureuse
Et s'envolent comme chimères
Aux grandes ailes duveteuses
 

Quand un être est heureux je crois
Qu'Il ne prend pas le temps d'écrire
Il est heureux cela se voit

Inutile de le décrire

Il serre son bonheur dans ses bras
Il embrasse étreint et désire
Il aime encore bien au-delà
De ce que l'on pourrait en dire

C'est aux heures froides de l'adieu
Des solitudes et des tourments

Que les mots brûlent sous le feu
De douloureux égarements
 

Comment alors percevoir
La beauté des bois des forêts
Des étoiles dans leur ciel noir
Et des petites fleurs des prés 

Là dans l'agitation du cur
Le désespoir parfois trop grand
Les mots qui surgissent font peur

Parlent d'abîmes ou de néant

Et la feuille ainsi se noircit
Des signes sombres de la peine
Quand ces signes sont poésie
Il se peut que la joie revienne
 

Et le plus triste des poèmes
Dépassant toutes les blessures
Par un étrange stratagème
Offre la joie de l'écriture 

L'alchimie est souvent fragile
Un mot de trop peut tout détruire
Si le poète est malhabile

La rime voudra l'asservir

Il faut laisser parler son cur
N'est ce pas en étant sincère
Que l'on atteint le vrai bonheur

Et tant pis s'il est éphémère 

Avant de terminer je veux
T'envoyer mon plus doux sourire
Il déborde jusqu'à mes yeux
Et à ton cur va se blottir.

Régine Foucault

27/11/2003

 

Régine vous fera rêver avec un festival de poèmes inoubliable...si toutefois
vous aimez la poésie au point de persévérer en changeant le lien ci-dessous
par le numéro de 1 à.........?

http://perso.wanadoo.fr/mondalire/votre_espace/regine1.htm
 

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