SAVOIR PARTIR

Partir? Pas partir,
Extrait du journal Sud-Ouest...

(...) Associer les départs en vacances à l'appel de la liberté, déesse de ce siècle, est une escroquerie intellectuelle. La liberté n'a pas de territoire.
Le littré, que l'on ne consulte plus qu'avec parcimonie, semble-t-il, nous apprend que le libertinage caractérise <ce qui va à l'aventure>. Et l'aventure est parfois au coin de la rue. Que celui qui ne part pas ne soit pas d'humeur chagrine. Il aura au moins le plaisir inestimable de goûter à un supplément de silence.(...) Il y a même des personnes que la hantise de la fin des vacances minent jour après jour. Le <rien faire> qui les occupe tellement laisse le champ libre à cette entêtante question: comment retarder le moment de s'en aller et conjurer l'inéluctable retour au point de départ? Là où elles retrouveront précisément ceux qui ne sont pas partis et qui se sont peut-être épargné bien des soucis....

Franck De Bondt

LÂCHER-PRISE
( en langage psy!!! )

«Pour atteindre certains buts, il faut apprendre à les abandonner.»
– Margaret Mead

ARCIEL88 vous confie un programme très sage et de bon sens...Vous le trouverez dans l'article ci-dessous. Votre ami Pierrot compte sur votre perspicacité et votre ouverture d'esprit pour en tirer le maximum de réfléxion même si vous n'avez pas les convictions de son auteur ! Tous nos amis n'ont pas les mêmes croyances, mais il faut se garder de confondre foi et religion, croyances et convictions...sans jamais s'habituer à la VIE qui est mouvement par essence!
On peut jouer au Tarot en tenant la place du mort ou en utilisant la carte "l'EXCUSE" mais il est parfois nécessaire de mieux jouer notre vie... "PARTIR" n'arrange pas toujours les problèmes qu'on emporte souvent avec soi ... Savoir "LACHER-PRISE" est pourtant nécessaire, à certains moments de notre existence, pour retrouver notre liberté et notre épanouisement personnel en évitant l'épuisement ou la dégénéressence...

*****ATTENTION AUX TERMES A LA MODE!!!!!!!!
Voici un extrait d'une étude de Martine de Sauto, trouvé dans le journal "LA CROIX:
Si le « lâcher-prise » est aujourd'hui une expression à la mode, elle n'a souvent que peu à voir avec l'attitude d'abandon à Dieu

......L'expression est dans l'air du temps. Envahissante, elle résonne comme un slogan repris à l'envi par certains psys, mais aussi par nombre de coachs et de gourous qui se disent spécialistes en développement personnel. Elle fait aussi florès chez nombre de directeurs spirituels autoproclamés.
Car l'heure n'est plus au volontarisme du « Serrez les dents, les mains, les poings » : « Lâchez prise », enjoint-on plutôt à ceux qui s'enlisent et craignent de perdre pied, qui se sentent abandonnés de tous et de Dieu lui-même, qui cherchent à se défendre contre les agressions extérieures, qui sentent monter en eux un intense désarroi, ou qui, dans la détresse la plus profonde, ne tiennent plus.

Donc, « Cessez de vous cramponner, de vous raidir ! » « Acceptez-vous comme vous êtes» « Acceptez de ne pas tout maîtriser ! » « Laissez-vous aller, soyez cool » « Ce n'est pas vous qui sauverez le monde, l'entreprise, les autres », ou encore : « Lâchez tout. Quand vous toucherez le fond, vous trouverez la force de rebondir. » ..... Dangereuse perspective!!!???

Certes, tout n'est pas à rejeter dans ces slogans. Dans une société où beaucoup se disent « accros » tout en rêvant de « débrancher », de fuir un moment l'exigence d'hyperperformance, ce fameux « lâcher-prise » peut être un sage conseil.
À condition que la « déprise » ne devienne pas une démission devant la vie, un renoncement à être soi.

.......À la veille de sa mort, quand elle doit faire face au déferlement du doute et au silence de Dieu, Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui inventa la « petite voie » qui est « le chemin de la confiance et du total abandon », a toujours voulu croire, si épaisse que fût sa nuit, qu'elle n'y était pas seule.
....... Nombreux sont également ceux qui témoignent, par leurs écrits ou leur vie, qu'il n'y a pas d'abandon sans combat, pour lequel et dans lequel on se laisse désarmer. Ou à l'inverse, pas de combat sans abandon. Les Lettres et notes de captivité du pasteur Dietrich Bonhoeffer, exécuté par les nazis en 1945, montrent qu'il apprit à s'abandonner entre les mains du Père, sans jamais céder au fatalisme, sans renoncer ni à prier pour sa libération ni à se préoccuper de l'avenir de la foi et de l'Église.
.......L'abandon ne dispense ni d'efforts, ni d'engagements.


Martine DE SAUTO

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Attendez que ma joie revienne.......

UNE CHANSON NOSTALGIQUE DE BARBARA

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Passons sur l'autre rive...
Laissons les morts enterrer les morts...
L'avenir n'appartient pas aux gens du passé...

(Luc. Ch 9)

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Tout fondateur ou responsable crédible devrait trouver, un jour, la force de dire,
comme le Christ:
IL VOUS EST AVANTAGEUX QUE JE M'EN AILLE ( Jean 16-7 )

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SAVOIR PARTIR

"Jésus étant parti de là..." Matthieu 15.21

J'entendais l'autre soir, lors d'un reportage télévisé, quelques vieilles gloires de la chanson française parler de leur carrière. Toutes ont connu le succès, des millions de disques vendus, le sommet des hits parades, les plateaux de télévision et les salles remplies de spectateurs. C'était leur jeunesse. Aujourd'hui, à soixante ans et plus, elles ont toutes un autre point commun, presque pathétique : elles veulent faire leur retour sur le devant de la scène, sortir un disque qui va "relancer" leur carrière, retrouver leurs feux d'hier !

Saurez-vous partir quand l'heure viendra ? Saurez-vous éviter l'écueil qui consiste à se croire tellement indispensable que personne d'autre ne pourrait faire votre travail ? Il n'est pas nécessaire d'être vieux pour savoir partir ! Dans le cours d'une vie, d'une carrière, d'un ministère, il faut savoir partir à temps !

Partir c'est un choix volontaire, et comme souvent avec les choix, c'est violent ! Il faut s'arracher ! Je ne parle pas de la fuite, qui est la plus mauvaise façon de partir ! Mais de partir même si tout va bien, de partir alors que vous commencez à être confortablement installé dans votre situation. Quitter pour un ailleurs encore si incertain ! Abram le croyant est parti, sans même savoir où il allait !

Partir sans Dieu c'est toujours risqué ! Avec lui, c'est choisir l'aventure de la foi !

Bien entendu, il n'est pas question d'avoir la bougeotte et de ne pas tenir en place ; si le Seigneur vous parle en vous demandant de rester à votre place, surtout ne partez pas ! Par contre si vous sentez dans le fond de votre coeur, sans aucune pression extérieure, que l'heure de partir est venue, ne vous posez pas de question, décidez, foncez, allez !

Savoir partir à temps, savoir passer la main, accepter de reconnaître qu'un autre fera aussi bien que vous et sans doute mieux encore, c'est spirituel, intelligent et raisonnable. Jésus savait partir, alors qu'à priori le travail n'était pas terminé, du moins aux yeux humains ! Ressemblez-lui et apprenez à éviter les come back laborieux, les retours ressemblant à des échecs ! Restez sur une bonne image, partez et ne revenez plus en arrière ! Dieu soccupera de vous et il prendra soin de ceux que vous quittez aujourd'hui !

Une prière pour aujourd'hui

Seigneur mon Dieu, je veux être à l'image de Jésus, savoir partir ! Délivre-moi de mon orgueil naturel qui veut me faire croire que sans moi, les choses n'iront pas et apprends-moi à vivre paisible en toi. Bénis mon départ, Seigneur. Au nom de Jésus. Amen !

Samuel Foucart
http://www.topchretien.com/pensee/?/4441/

NDLR: certains prophètes ou maîtres de sagesse ont bien compris et accepté leur départ....

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Le Mythe de la Nouveauté

 

Le mythe de la nouveauté qui pourrait tout arranger... Il y a des moments sans doute où l'on peut croire que faire du neuf est la seule solution.
J'ai vibré, un temps, à cette idée du changement, mais je me rends compte que c'est un leurre !
Que ce soit en religion, en politique où les retours en arrière sont monnaie courante... et même dans la vie personnelle.
On ne change pas l'orientation de sa vie en décrétant le changement. Ce qui est ancré persiste. Je plains ceux qui partent sur un coup de tête et découvrent qu'ils ont emporté leurs problèmes avec eux.
Il me semble que l'on peut corriger progressivement une trajectoire, renforcer un point faible, réparer une avarie....
Si on m'avait dit cela quand j'avais vingt ans, j'aurais bondi, pensant avoir la maîtrise de tout. Aujourd'hui, je crois que l'on accède peu à peu à une plus grande sagesse en se laissant guider par l'Esprit et en gardant l'espérance.
J'avais bien aimé l'image que Th. de Chardin donne de l'évolution de l'humanité...
" Mouvement montant , repassant sans cesse aux mêmes points, tout en ayant pris de la hauteur à chaque fois. Il y a du neuf mais en quantité minime... c'est ce neuf que nous voulons voir en oubliant tout le reste".

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Il est conseillé de consulter le liens ci-dessous:

http://arciel88.fr/bibphilosophie/arciel-philojamais.htm

http://arciel88.fr/bibphilosophie/Arciel88-jamaislavie.htm