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Collection Bojoly©

 

EN RECHERCHE D'AMOUR

 

Avec amour j'ai cultivé
Toutes les fleurs apprivoisées,
Celles qui ont droit de cité
Dans mon jardin, bien alignées,
Et l'esprit libre et en repos
Je me suis endormi trop tôt.

Les fleurs sauvages sont passées
Le long de ma propriété.
D'un seul regard, d'un'(e) silhouette,
Elles ont porté vent et tempête
Jusqu'à mon intérieur secret.
A présent me voici inquiet.

En plein coeur du jardin ell'(es) poussent
Sauvagement enracinées
Recouvrant tout comme une mousse
Menaçant ma tranquillité,
Etouffant les plus belles pousses
D'une jeunesse bien cultivée.

A l'automne de nos projets,
On chasse, après le moyen âge,
Dans notre beau jardin secret,
Le bel attrait des fleurs sauvages
Que l'on arrache avec regret
Parce qu'il faut bien être sages.

Par tous les temps je t'ai cherchée
Au loin, ma beauté, mon amour
Je ne pouvais tout oublier
La neige, le soleil, les beaux jours,
Les fleurs sauvages, les églantiers,
Les belles de nuit, les belles de jour.

Parfois comblé, parfois blessé
Je n'ai jamais rien oublié.
Coeur transpercé n'est pas toujours,
A jamais fermé à l'Amour.
Qui m'a poussé si fort vers toi
Comme un héros, un hors-la-loi ?
J'ai parcouru sans grand regret
Les plaines, les vallées, la forêt
Cueilli l'édelweiss des sommets,
Et la fleur jaune des grands marais.

Bien loin je t'ai souvent cherchée
Et toi, mon amour, mon aimée,
Tu étais là, tout près de moi
FORCE d'Amour au fond de moi
INEFFABLE présent rêvé
Tendresse des autres, Amour de Toi !

Ma symphonie inachevée !

Pierfetz©

 

 

TARD JE T'AI AIMEE

Tard, je t'ai aimée,
ô beauté si ancienne et si nouvelle,
tard je t'ai aimée !
Mais quoi ? Tu étais au-dedans de moi,
et j'étais, moi, en dehors de moi-même.
Et c'est au dehors que je te cherchais !
*

Celui qui se perd dans sa passion perd moins
que celui qui perd sa passion

Augustin, évêque d'Hippone (354-430)

 

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