PENSEES DE PIERROT EN AVRIL

 

Aux marionnettes des grands,
A leur histoire mensongère
Pierrot préfère celle des enfants
Quand ils jouaient en paix naguère.

Mais, pantin désarticulé,
L'humanité s'est fait la belle,
Le coup était bien ficelé,
Qui a donc tiré les ficelles?

Pourtant, au travers du bitume,
La nature fait pousser des fleurs,
Les buissons couvriront les dunes,
Et le temps sèchera les pleurs...

P.F.

 

  Printemps est arrivé
Nouveaux rêves, nouveaux nés!
Les derniers bourgeons sortent.
Finies les amours mortes.

Les hommes sont insupportables,
Ils n'écoutent plus les carillons,
Les cloches ne sont plus rentables,
On leur préfère les canons.

Je n'entends plus sonner les cloches,
Les oiseaux s'arrêtent de chanter,
Pourtant bientôt la Pâque est proche,
Ma guitare est prête à t'aimer!

P.F.

 

Entre l'expo et les peintures,
Pierrot est à se demander
Quelle cuisine, quelles confitures
Ses amies vont lui apporter.

 

Les plus jeunes peignent des fleurs-printemps,
Les autres des masques et des bateaux!
Les uns vivent de l'air du temps,
Et les autres en sauts de carpeaux.

 

Pierrot dit que sa poésie
Reste une bonne thérapie!

 

P.F.

Découvrir l'Amérique,
Sur un bateau à voile,
Je trouve ça idyllique
Pour cueillir les étoiles.

Le grand navire de guerre
N'est vraiment pas pour moi,
Pas plus que les galères,
Je n'm'y sens pas chez moi!

La Colombe je préfère,
Les couleurs, pas le noir,
La PAIX plus que la guerre,
L'ESPOIR au désespoir!

P.F.

Grand rêveur solitaire,
Loin des cris, des rumeurs,
Pierrot dresse l'inventaire
Des beaux slogans trompeurs !

Et passent les nuages
De la foule en colère,
Face à tous les chantages.

Pierrot se désespère...
Qu'aux dentelles de nuages,
Le joli mai s'anime,
Pour que tous nos bocages
Retrouvent leurs Colombines.

 

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